Afrique du sud

10 décembre 2019

Les moyens de transports

Si nous avons utilisé l'avion pour nous rendre en Afrique du Sud, et encore pour aller du Cap au parc Kruger (il y en a quand même pour 2 h 30 si l'avion part à l'heure) et la voiture de Christelle ou celle de Vincent (conduites par eux-mêmes : on roule à gauche en Afrique du Sud), il existe d'autres moyens de transport très utilisés dans ce pays.

Le plus simple, à pied : beaucoup plus utilisés qu'en France pour les déplacements ordinaires (aller au travail, à l'école..) quand les distances restent raisonnables ... pour eux (pas pour nous). Les bords des routes, des autoroutes sont empruntés sans précautions particulières.

Le scooter est aussi particulièrement utilisé. Pas trop besoin de casque, ni de faire très attention; ça se faufile partout. Peu de mobylettes, pas beaucoup de vélos (je pensais en voir davantage).

Les voitures personnelles bien sûr; avec des bouchons aux heures de pointe. Il est à noter que Christelle et Vincent, comme la plupart des personnes vivant en banlieue, rentrent systématiquement leur voiture dans le garage, même pendant la journée : insécurité oblige.

Les taxis existent aussi, mais ils coûtent cher, donc pas utilisés.

Les taxis collectifs, type monospace pouvant transporter une dizaine de personnes (voire davantage s'il y a beaucoup de monde); ils ne partent que quand ils sont pleins. Les lieux de prise en charge et de dépôt sont aléatoires. Quand le soir vers 17 heures, on voit une file de gens sur le trottoir, ce n'est pas pour attendre l'ouverture des portes pour un concert de Johnny Clegg, c'est tout simplement pour prendre un taxi collectif pour retourner à la maison (peut-être dans le township). Il nous est arrivé, en rentrant un soir, d'en croiser plusieurs dizaines à la suite l'un de l'autre sur la voie qui est réservée aux bus. Ils roulent vite et ne sont pas toujours très prudents. C'est ce type de véhicule, qui traversait le parc Kruger à une vitesse très largement supérieure aux 50 km/h autorisés, qui a percuté une girafe (morte sur le coup) elle est tombée sur une voiture venant en face (conducteur tué).

Un autre moyen de transport collectif : le pick-up (très rarement récent), 3 ou 4 personnes dans la cabine et nous avons pu voir jusqu'à une douzaine derrière. Nous en avons suivi un en rentrant de la route panoramique : Cédric m'a déconseillé de faire une photo.

Il existe des bus. Nous avons surtout remarqué les bus rouges, panoramiques, pour que les touristes puissent faire le tour de Cape Town en toute sécurité. Nous en avons vu un autre à Franschhoek qui fait la route des vins.

Le train n'a pas l'air d'être un moyen de transport très utilisé.

 

 

 

 

 

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08 décembre 2019

Photos couleurs

 

 

 

 

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Les couleurs

Dès le premier jour, et cela durant tout notre séjour, nous nous sommes étonnés de voir toutes ces couleurs.

Couleur de la terre, plutôt ocre rouge, brun clair que presque noire. Ce qui peut expliquer notre interrogation quand nous étions dans l'avion.

 

Couleur des brousailles qui nous faisaient penser plutôt à des arbres morts prêts à être dévorés par le feu, et pourtant, dès qu'il a plu un peu, tout a retrouvé un peu de vert, un deuxième orage la nuit suivante et l'herbe était repoussée; il fallait encore attendre 2 ou 3 jours pour voir les premières fleurs.

Les différents bleus du bord de mer; dès qu'il y a une petite différence de profondeur de l'eau, le bleu change énormément.

 

La couleur de la table (c'est le grand plateau qui surplombe Cape Town et qui est parfois ennuagé) au soleil couchant : la pierre devient orange.

 

Parfois ces montagnes prennent des couleurs vertes, voire oranges; c'est dû à la présence importante de lichens qui s'accrochent sur les pierres.

La couleur de la rivière (je ne sais plus son nom) dans un grand jardin botanique (Kirstenbosch) qui a été en partie détruit par un incendie en début d'année : l'eau était couleur rouille, mais beaucoup moins terne que ce que l'on a l'habitude de voir. On pensait qu'il s'agissait d'oxydes de fer, comme on connait. Pas du tout, c'est à cause du fynbos : c'est un type de paysage composé d'arbustes, de buissons ... ici on trouve surtout des protéacées, des restionacées, des éricacées; ce sont ces plantes qui vont donner la couleur à l'eau de la rivière.

La Blyde River que nous avons vue à plusiers reprises. D'abord quand elle rejoint la Treur au Bourke's Luck Potholes. L'une est transparente, l'autre est noire peut-être aussi à cause des plantes qui sont à côté. Les roches sont creusées, usées, forment de la dentelle avec des couleurs très diverses. Ensuite, Cédric nous a emmenés sur le site des trois rondavels (que nous n'avons pas vus à cause du brouillard), mais la Blyde était visible, vert pelouse.

Les couleurs très variées des plantes et des oiseaux; nous en reparlerons.

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06 décembre 2019

Les gens

Notre principal soucis, en arrivant là-bas était de nous retrouver seuls et d'avoir à nous faire comprendre. Ça n'a pas traîné puisqu'au sortir de l'aéroport, nous devions expliquer qu'il nous manquait une valise. Après avoir rempli plus ou moins un papier de déclaration de perte, l'employé au guichet m'a dit quelques mots en français et ça avait l'air de lui faire plaisir, surtout que je comprenne ce qu'il disait; par contre ça faisait beaucoup rigoler les autres employées derrière. Et la valise est revenue.

Vincent, Christelle, Eva ou Appoline faisaient l'interprète, mais plusieurs fois, dans la rue ou dans les magasins, les gens nous saluaient en nous parlant français; et ça avait toujours l'air de leur faire plaisir.

Nous avons été surpris par les gens au bord de la route, qui marchent. Il y en avait déjà à 5 heures du matin, quand nous sommes allés dans le parc Kruger. Même en bordure d'autoroute. En rentrant de la route panoramique, nous avons croisé plusieurs groupes d'enfants (des élèves, ils avaient leurs uniformes), d'abord des grands, puis un peu après, des plus petits (ils marchent moins vite). Ils devaient déjà marcher depuis 1 ou 2 kilomètres, et ils en avaient encore probablement autant à faire : tous les jours, 2 fois par jour.

En allant en voiture en ville, nous sommes sollicités très souvent pour nous garer à cet endroit ou à un autre. La personne qui nous montre la place attendra une petite pièce quand nous reprendrons la voiture. Par contre, au centre ville, le parking est payant, il n'y a pas d'horodateur, c'est un fonctionnaire qui touche le droit de parking.

Nous avons été aussi surpris par les automobilistes qui restent courtois, qui se laissent passer assez facilement aux carrefours. Très peu de coups de klaxon. Une voiture qui roule doucement va se mettre sur la bande d'arrêt d'urgence pour laisser passer une voiture qui va plus vite. Celle-ci n'oubliera pas de remercier en lui faisant 2 petits coups de warnings.

Dans l'estate (et sur les routes aux alentours), tout le monde fait signe bonjour à tout le monde (que les gens soient à pied ou en voiture).

Dans la rue ou dans les magasins, il y a beaucoup de personnels (la main d'oeuvre est très bon marché en Afrique du Sud).

 

 

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04 décembre 2019

Estate

Quand nous sommes allés au parc Kruger, Patrick nous attendait au sortir de l'avion. Il nous a emmenés à quelques kilomètres de là, dans un estate où il avait son lodge. L'estate est une sorte de copropriété clôturée, surveillée, gardée. Une clôture de 2,50 m environs ceinture complètement le parc, des caméras de surveillance ont été installées dernièrement pour voir quels étaient les animaux qui entraient par effraction dans le parc (si c'est un animal dangereux, tout le monde est prévenu immédiatement), des gardes (j'en ai compté 8 plus un chef quand nous sommes rentrés de la route panoramique) vérifient et comptent toutes les personnes entrant et sortant.

Le parc comporte une partie sur laquelle il peut y  avoir des constructions (qui doivent respecter certains critères : toit en "chaume", pas d'étage, couleur neutre, pas de clôture ...) et une autre partie plus importante inconstructible. Chaque copropriétaire dispose d'une certaine surface qu'il ne peut pas utiliser comme il l'entend. Le règlement est différent pour chaque estate (celui où habite Cédric ne peut pas recevoir de lodge), les surfaces de chacun diffèrent aussi : ça peut aller jusqu'à plusieurs centaines d'hectares, je ne sais pas s'il existe des estates en dehors des zones de réserves naturelles. Celui où nous étions jouxtait le parc Kruger, ce qui explique la présence d'animaux sauvages : phacochères, zèbres, girafes, impalas, nyalas, céphalope, mangoustes, bushbaby, rhebuck, calao, pintades, ouette d'Egypte, héron ... Pour chaque estate, la faune est surveillée; en cas de surpeuplement, des prélévements sont faits pour compléter certains autres parcs en manque.

Sur le plan de l'estate (je n'ai pris que la moitié qui nous intéressait), la partie blanche est constructible, la partie verte est réservée à la nature. Photo du plafond de la chambre. Panneaux sur les chemins de l'estate. Le phacochère ne se sauvera qu'en entendant le déclic de l'appareil photo.

 

 

 

 

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03 décembre 2019

L'insécurité

Voilà encore un des gros problèmes de l'Afrique du Sud. Ici, la criminalité atteint des taux très élevés, c'est dire l'importance du problème.

Dans la rue, il faut sans arrêt être attentif, et de pas tenter le diable. Si un sac est arraché, il vaut mieux laisser courir : un coup de couteau est vite arrivé. En voiture, aux feux rouges, les vitres sont systématiquement fermées et les portes verrouillées. A chaque carrefour, en ville, on est sollicité par une ou plusieurs personnes pour une revue, des fleurs, un objet artisanal, ou même rien, avec une insistance parfois génante, mais sans agressivité. Dans la voiture, rien ne doit être apparent. Si l'on range quelque chose dans le coffre, on ne le fait pas en pleine ville avant de quitter la voiture; sinon, il y a de fortes chances que l'on retrouve le coffre fracturé.

A la maison, c'est encore pire. On voit très souvent, en ville mais aussi dans les villages, les propriétés entourées de fils barbelés, voire de clôtures électriques. Il y aussi très souvent, des caméras. Les sociétés de surveillance sont nombreuses, c'est qu'il y a de la clientèle. On va encore ajouter, à l'intérieur, pour protéger davantage les chambres durant la nuit, une grille métallique qui sera déployée le soir et repliée le matin.

Mais que fait la police? Nous ne l'avons pas vue beaucoup à pied dans la rue; un peu plus souvent en voiture. Sauf le jour où nous allions faire notre route panoramique (dans le brouillard). En sortant de l'estate, au carrefour, 7 ou 8 voitures de polices, au moins une douzaine de policiers(ères), tous les véhicules étaient arrêtés et contrôlés : Cédric a dû montrer ses permis (de conduire et de guide), il a aussi dû ouvrir son coffre. Il ne nous a pas fallu longtemps pour retrouver la civilisation policière; en sortant du hall de l'aéroport Charles De Gaulle, nous avons attendu notre taxi pendant une dizaine de minutes. Quel concert de sifflet pour faire circuler les voitures, leur faire comprendre de se dépêcher. Je ne suis même pas sûr qu'il s'agissait de policiers, peut-être d'agents de l'aéroport.

 

 

 

 

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02 décembre 2019

Les townships

Avec la libération de Mandela, son accord avec De Klerk, son accession à la présidence, la fin de l'Apartheid, on pouvait penser que les townships allaient disparaître progressivement des banlieues des villes d'Afrique du Sud. C'est loin d'être fini. En effet ces zones (de non-droits?) où il vaut mieux ne pas aller, sont toujours là. Il doit y en avoir un peu moins qu'auparavant, puisque certaines ont été rasées et remplacées par des sortes  de lotissements (il fallait seulement que les gens se fassent recenser, en avaient-ils envie? et postulent pour une nouvelle maison). Mais, quand les cabanes en tôle n'ont pas été rasées, elles ont été aussitôt réoccupées (louées?) par des gens issues de l'immigration clandestine venus des pays voisins. Le problème existe donc toujours, ce que nous avons pu constater.

Il faut encore préciser que les gens qui vivent dans ces bidonvilles ont parfois des papiers, du travail ... et malgré ce qu'on pourrait croire, peuvent aussi disposer d'un certain "confort" : il doit y avoir l'eau, l'électricité, et on voit même des paraboles sur les toits. Enfin, c'est le nombre incalculable de ces cabanes en tôle qui nous a surtout impressionnés; quand on roule sur la N2 (départ de Cape Town en direction de l'est), on peut en voir sur plusieurs kilomètres : ceux de Cape Town comptent chacun plusieurs centaines de milliers de personnes, celui de Soweto à Johannesbourg (le plus connu) avait plus d'1,3 million de personnes en 2011.

 

 

 

 

 

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01 décembre 2019

Nelson Mandela

Il est tout à fait logique de parler de Mandela pour commencer ces réflexions.

Dès le premier jour, en compagnie de Christelle, nous sommes allés faire un petit tour sur la plage. Christelle a cru apercevoir une baleine, mais elle nous a surtout montré Robben Island, une île au large (quelques centaines de mètres de la côte) où Mandela a passé une grande partie de ses 27 années de prison. On n'enferme plus dans cette île, mais on visite.

Nelson Mandela est présent partout à Cape Town (et probablement aussi partout en Afrique du Sud) : en statue sur le perron de l'hôtel de ville (là où il a fait un discours devant au moins 50 000 personnes après sa libération), en statue de perles (c'est l'habitude en AS) grandeur nature à l'aéroport, mais aussi dans une galerie marchande, en statue toujours avec d'autres personnages (De Klerk, Desmond Tutu ..), en peinture ou en photo (partout et sur n'importe quoi; on ne rit pas, nous avons bien une cuvée Arthur et une terrine Rimbaud), son nom apparaît aussi très souvent : dans le nom de rue, de stade, de jardin, de bâtiment, de magasin ...

 

 

 

 

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29 novembre 2019

MERCI

Un immense MERCI à Christelle et Vincent pour nous avoir invités, mais aussi pour avoir insisté et nous avoir décidés à aller les voir. Après, il leur a fallu encore nous supporter, nous transporter, nous héberger, nous nourrir, nous blanchir, nous servir d'interprète, négocier à notre place ... Merci pour tout.

Un très grand merci à Apolline pour nous avoir prêté sa chambre durant notre séjour.

Un très grand merci à Eva qui a dû accueillir sa soeur dans sa chambre pendant tout ce temps.

Un grand merci à Robin qui a accepté de passer ces 15 jours à la MAS d'Etrépigny.

Un grand merci à Jacqueline, Joëlle, Marlène et au personnel de la MAS pour s'être occupé de Robin pendant notre voyage.

 

 

 

 

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Le safari continue

Jeudi 28 matin, Martine me demande d'aller voir dans le jardin s'il reste de la salade. Il ne pleut pas encore, j'en profite pour faire un petit tour. Quelle surprise! Des traces de pattes d'éléphant entre mes poireaux. Les pieds de salade sont grignotés.

En remontant, je vois des traces de zèbres dans la pelouse.

Le parc Krüger est encore plus près que je ne le pensais (ou alors, c'est dans ma tête).

 

 

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